Une cinquantaine de Vanvéens se sont succédés samedi matin, entre 10 h et midi, au café Le Bistroquet, à Vanves, pour suivre et participer, en totalité ou en partie, au premier débat qu'organisait le comité de soutien vanvéen à la candidature de Ségolène Royal. Le premier thème était "La lutte contre les insécurités". Ce qui me paraît important, c'est que ce type de débats permette à chacun de s'exprimer, quelles que soient sa connaissance et sa compétence du sujet. La discussion est libre, non encadrée, par conséquent citoyenne. Cela montre aussi que l'on ne peut pas, sur des sujets aussi complexes que celui de la sécurité, se contenter de réponses simples, toutes faites et d'a priori. Qui dit débat participatif, dit "écoute de l'autre", ce qui ne signifie pas "prise en compte des arguments", mais obligatoirement, écoute, échanges et discussions. De cet échange naît une meilleure appréhension de la réalité, forcement complexe, à l'image de notre société. A nous, politiques,d'apporter des propositions de solutions à la fois crédibles et réalistes.
Ce que je retiens du débat ce samedi matin:
1) définir clairement ce que nous entendons par "police de proximité" puisque c'est ce type d'intervention, initiée sous la gauche, qui a été remis en cause et supprimé par Nicolas Sarkozy.
2) mettre en place un véritable "tutorat" des jeunes commettant des incivilités graves: sanctionner et accompagner pour éviter la récidive.
3) favoriser le travail en réseau. On sait très bien que si l'on veut réellement s'attaquer à la délinquance, et notamment à celle des jeunes, il faut éradiquer les causes de celle-ci: la méconnaissance et le refus des règles, l'absence de repères familiaux, l'échec scolaire, la pauvreté économique, sociale, culturelle...Faire travailler ensemble les services sociaux (notamment la PMI), ceux do logement, de l'emploi, et de l'éducation spécialisée (pour les jeunes qui ont besoin d'un suivi).
4) créer des services publics de qualité dans les quartiers. A Vanves, sur le Plateau, aucun lieu ne permet aux jeunes de se rencontrer. Malgré ses promesses, la municipalité n'a rien fait depuis 6 ans.
5) aider le mouvement associatif. Des quantités de jeunes sont prêts à s'investir dans des actvités culturelles, musicales, humanitaires, si on leur en donne les moyens...Il faut leur faire confiance et les solliciter. Tout faire pour créer du lien social.
6) évaluer systématiquement les actions que nous finançons. Lorsque j'étais maire; j'avais demandé à l'IHESI (Institut des Hautes Etudes de Sécurité Intérieure) de dresser un bilan de la délinquance sur Vanves. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Cela permettrait de discuter sur des données objectives, pour lutter plus efficacement contre la délinquence quelque forme qu'elle revête.