Nous avons exactement 11 jours pour convaincre qu’il faut voter et faire voter massivement pour Ségolène Royal le 6 mai afin qu’elle devienne la première femme Présidente de la République française.
Avec les militants socialistes de Vanves, nous avons décidé de multiplier le porte à porte. Nous constatons que de très nombreux Vanvéennes et Vanvéens vont voter pour notre candidate au deuxième tour de l’élection présidentielle. Il faut que chacune et chacun d’eux profitent de ces quelques jours pour décider ses proches, voisins, amis, encore hésitants, à voter Ségolène Royal le 6 mai.
Pas une voix ne doit lui manquer.
Je me suis engagé à donner, chaque jour, un exemple précis et vérifiable du décalage qu’il y a entre le discours de N Sarkozy et ce qu’il fait réellement dans notre département, les Hauts-de-Seine, depuis 3 ans.
Deuxième illustration : cumul des mandats et des fonctions
N Sarkozy disait, en prenant ses fonctions de président du conseil général, le 1er avril 2004, qu’il laisserait rapidement la présidence à son premier vice-président. Trois ans après, et malgré ses nombreuses autres responsabilités, il n’en n’est rien.
Ce que dit N. Sarkozy:
« J’ai décidé de m’engager fortement au service de notre département et de ses habitants. Je continuerai quelque soient mes responsabilités ministérielles, même si dans quelques semaines, une fois notre organisation mise en place, je demanderai à notre premier vice-président d’assurer la présidence par intérim en permutant avec lui. » Extraits du discours de N. Sarkozy à Nanterre le 1er avril 2004.
Ce qu’il fait :
Ministre des finances, puis de l’intérieur, président de l’UMP, parti majoritaire à l’Assemblée Nationale et au Sénat, N Sarkozy est très souvent absent du Conseil général, y compris lors de séances importantes, comme lors du dernier débat d’orientations budgétaires de février 2007 et du vote du dernier budget, en mars. Il n’a jamais cédé sa place, ce qui n’a pas manqué de désorganiser le fonctionnement de l’Assemblée départementale.
Michèle Canet, présidente du groupe des élus socialistes au Conseil général, s’en est plainte à plusieurs reprises, notamment dans une lettre adressée dès le 17 janvier 2005 au président. Elle regrettait les modifications de dernière minute des dates et heures de réunion qui posent de nombreux problèmes aux conseillers généraux socialistes et vert, dont la majorité occupent un emploi salarié. Elle souhaitait une meilleure organisation des débats qui permettrait de ne pas limiter exagérément les temps de parole des groupes et d’échanger plus longuement sur les sujets importants de la politique départementale.
Pendant 3 ans, N Sarkozy a donc exercé la présidence du Conseil général sans vraiment s’y investir. La preuve, c’est qu’il n’en parle pratiquement jamais. Contrairement à Ségolène Royal, laquelle met très souvent en avant ce qu’elle réalise dans sa Région Poitou-Charentes, le Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, ne donne aucun exemple de ce qu’il a fait dans son département. Cherchez l’erreur !
Il est d’ailleurs assez révélateur de cette absence totale de bilan que l’édition nationale du journal Le Parisien, dans un dossier récent de plus de 10 pages sur le bilan de N Sarkozy, n’ait pas dit un mot de ses résultats dans les Hauts-de-Seine.
Fraîchement élu, il avait déclaré (discours d’investiture du 1er avril 2004), après avoir fait l’éloge de son prédécesseur, Charles Pasqua, « notre Assemblée va écrire de nouvelles pages, et inaugurer une époque forcément différente », et un peu plus loin : « Mon objectif est clair. L’éradication des zones de non droit, de pauvreté, des lieux d’exclusion, bref, je veux faire de notre département un modèle d’intégration ».
Force est de constater que, 3 ans plus tard, rien a véritablement changé, sauf peut-être, que le clientélisme à la Pasqua se conjugue désormais avec une forte dose de libéralisme.
J’y reviendrai longuement dans les jours qui viennent.