Il nous reste exactement 9 jours pour convaincre qu’il faut voter et faire voter massivement pour Ségolène Royal le 6 mai afin qu’elle devienne la première femme Présidente de la République française.
Pas une voix ne doit lui manquer.
Profitons de ce long week end pour décider nos proches, voisins, amis, encore hésitants, à voter Ségolène Royal le 6 mai. La victoire est à notre portée. Sachons la saisir. Pour celles et ceux qui le peuvent venez au stade Charléty à Paris le 1er mai à 17 h. Notre candidate prendra la parole après les chanteurs Yannick Noah, Bénabar, Cali, Michel Delpech, Leny Escudero…
Chaque jour, jusqu’à l’élection, je donne un exemple concret du décalage entre le discours de N Sarkozy et la manière dont il agit dans les Hauts de Seine.
Quatrième illustration: démocratie ?
N Sarkozy veut donner l’image d’un homme politique consensuel, respectueux des usages démocratiques et soucieux de son opposition. Il nous promet un gouvernement de large ouverture s’il était élu. Dans le département qu’il dirige depuis 3 ans, qu’en est-il ?
Difficile de parler de « nouvelle gouvernance » dans les Hauts de Seine. N’est-ce pas François Bayrou qui disait que ce département était le contre exemple type de la démocratie.
Ce que dit N. Sarkozy:
« Je veillerai à ce que chacun de vos cantons soit considéré à part entière sans considération aucune de l’appartenance partisane de son représentant…
…J’attache une importance particulière à la transparence et au respect des procédures. »
Discours de N Sarkozy du 1er avril 2004 (ça ne s’invente pas), date à laquelle il fut intronisé président du Conseil général des Hauts de Seine.
Ce qu’il fait :
Charles Pasqua ne dirigeait pas le département des Hauts de Seine. Il en était en quelque sorte, le « propriétaire ». Il y avait les bons et les méchants. J’étais un méchant. J’avais battu (de 2 voix) son protégé à la mairie de Vanves le 18 juin 1995. Il ne me l’a jamais pardonné et je devais « payer». Tous les projets que j’ai présentés au Conseil général pendant les 6 ans où j’ai été maire étaient systématiquement refusés et enterrés. L’aménagement du Carrefour de l’Insurrection, la rénovation de la rue Jean Bleuzen, pour ne citer que ces deux exemples, dont les dossiers avaient été préparés dès le début de ma mandature, et qui étaient donc techniquement prêts, n’ont véritablement été lancés que lorsque j’ai quitté la mairie, en 2001. C’était la méthode « Pasqua ». Elle a un nom : le clientélisme.
Lorsque N Sarkozy est arrivé à la tête des Hauts de Seine le 1er avril 2004, il a rendu hommage à son prédécesseur : « Je souhaite dire à Charles Pasqua combien notre assemblée lui est reconnaissante de ses quinze années passées à la présidence. Charles Pasqua s’est identifié au département des Hauts de Seine, l’a installé dans sa réalité moderne, a innové à de multiples reprises dans l’intérêt de tous les alto séquanais…Il m’a semblé juste de le dire aujourd’hui en ce moment si particulier où notre assemblée va écrire de nouvelles pages, et inaugurer une époque forcément différente.»
Il fallait donc que le nouveau président marquât sa différence avec son prédécesseur. Il a donné à l’opposition quelques marques d’attention : la présence dans les conseils d’administration des collèges de leur canton, deux sièges à la commission d’appel d’offres…Et c’est à peu près tout !
Ainsi, j’ai du annuler une réunion d’information sur le calendrier et les travaux de rénovation de la rue Jean Bleuzen dans mon canton à Vanves, car les fonctionnaires territoriaux n’ont pas le droit de participer à des réunions à l’initiative des conseillers généraux d’opposition. Pourtant, les travaux sont financés pour 3 millions d’euros et en totalité par le Conseil général. Les fonctionnaires n’ont été autorisés à participer qu’à la réunion organisée sur le même sujet par le maire UDF quelques jours plus tard. Ils ont pu répondre aux questions légitimes des riverains. Cela peut paraître mesquin, mais il est est ainsi.
Je demande depuis 3 ans que des critères précis soient définis pour l’attribution des subventions. Après de nombreux reports, une première réunion de travail a eu lieu le 16 mars 2007, uniquement sur les subventions d’investissement, qui ne posent pas vraiment de problèmes. En revanche, c’est le flou le plus total sur les conditions d’attributions des subventions de fonctionnement et le recours aux subventions exceptionnelles est courant. Comment ne pas penser au clientélisme cher à Mr Pasqua ?
Les élus du groupe socialiste ont saisi la C.A.D.A. (Commission d’accès aux documents administratifs) pour avoir connaissance des audits réalisés sur la gestion du Conseil général. Cette commission a rendu un avis favorable à notre demande, mais les audits n’ont toujours pas été communiqués.
Malgré le refus du président de rendre transparentes les dépenses de communication, nous avons pu les chiffrer. Ce sont plus de 7,7 millions d’euros et une cinquantaine d’agents qui sont affectés à la communication du conseil général après une hausse de 28% en 2006.
(Cf. annexe : Article « Marianne » 10-16 mars 2007).
Malgré les effets d’annonce de N Sarkozy, il n’existe pas d’évaluation des grands projets et organismes subventionnés par le Conseil général : SEM Coopération 92, Pôle Universitaire Léonard de Vinci…. Le département a ouvert en 2005 un bureau permanent au Japon. Il en avait déjà un en Chine…
Malgré la liquidation de la Maison de l’Outre Mer à grand frais pour ne pas pénaliser les salariés, la SEM coopération 92 continue d’être associée à tous les projets de coopération, mené par le Conseil Général, principalement à destination de l’Afrique.
Lorsque le commissaire aux comptes a refusé de valider les comptes de la SEM Coopération 92 en juin 2005, N. Sarkozy a préféré démissionner et nommer à sa tête J.J. Guillet, Président du groupe UMP dans le 92, et proche de C. Pasqua.
De nombreux organismes dépendant du Conseil général sont toujours en « délicatesse » avec la justice.
Le Conseil Général a récemment été condamné dans le cadre de la « Fondation HAMON », ce musée d’art moderne qui devait s’installer sur l’Ile Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux. N.Sarkozy, dans cette affaire, comme dans les autres, n’a pas réussi à désengager le Département comme il l’avait annoncé à son arrivée. Le Département, et donc ses contribuables, déboursent chaque année, avec la ville d’Issy les Moulineaux, 600 000 € pour les dépenses du syndicat intercommunal de l’Ile St Germain en pure perte puisque le musée ne verra jamais le jour !