Depuis 10 ans, une association vanvéenne, "L'école des sables", présidée par Hélène Mondon, professeur au collège Saint-Exupéry, mène des actions, à Galélo, dans le Nord du Niger: creusement d'un puits, construction et électrification d'une école, scolarisation des enfants plus grands à Agadès, aides au maintien des troupeaux et à la fourniture de céréales...
J'ai souvent eu l'occasion de citer cette association en exemple de la coopération décentralisée.
Cette région du Niger connaît des troubles importants entre le gouvernement nigérien et les populations touaregs. Deux journalistes français ont été arrêtés et risquent la peine de mort.
La France a appelé jeudi 3 janvier le Niger à faire preuve de "clémence" et libérer ces deux journalistes de la chaîne de télévision franco-allemande Arte "qui exerçaient leur mission d'information" lorsqu'ils ont été arrêtés le 17 décembre.
"Nous faisons appel à la clémence du gouvernement nigérien pour libérer ces deux journalistes qui exerçaient leur mission d'information", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani.
Paris a pu rendre "plusieurs visites" aux journalistes dans le cadre de la protection consulaire, "dont la dernière le 31 décembre", a précisé la porte-parole, en soulignant que le ministère restait "en contact permanent avec l'avocat et les familles" des deux Français.
Les deux journalistes, Thomas Dandois et Pierre Creisson, en reportage au Niger pour Arte, ont été inculpés d'"atteinte à la sûreté de l'Etat", passible de la peine de mort.
Ils avaient obtenu une autorisation pour des reportages sur la grippe aviaire dans le centre-sud du Niger, mais se sont également rendus dans le nord, strictement interdit à la presse, où ils ont réalisés des films sur le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ, rébellion touareg), selon Niamey.
Deux journalistes nigériens, Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI), et Ibrahim Manzo Diallo, directeur du bimensuel Aïr-Info, sont aussi détenus respectivement depuis le 26 septembre et le 9 octobre et accusés par les autorités de complicités avec les rebelles touareg du MNJ.