Depuis ce matin, je recevais des invitations à ne pas regarder le Président de la République: "Il ne nous entend pas...Ne l'écoutons pas."
J'ai regardé et j'ai assisté à un long monologue. L'art du verbe, c'est ce qui caractérise le mieux Nicolas Sarkozy. 18 discours "importants" en l'espace d'un peu plus d'un mois, remarquait Edwy Pleynel en commentant l'intervention. Face à l'augmentation du chômage, à la baisse du pouvoir d'achat, aux difficultés de plus en plus grandes de beaucoup de nos concitoyens, le Président de la République n'a pas de solutions.
Il dit qu'il n'a jamais menti...Il prétend que l'aide aux banques n'a rien coûté aux contribuables; c'est faux. La plupart des chantiers du plan de relance étaient déjà programmés depuis longtemps. L'annonce de la suppression de la taxe professionnelle risque d'être remplacée par un nouvel impôt local, particulièrement injuste...
Son discours est archaïque, et visiblement "il rame". Pas étonnant qu'il hésite à se représenter. Où sont les promesses de sa campagne ?
Boniments: par extension (Le Robert) "Discours trompeur pour vanter une marchandise, séduire le client"