Une conférence internationale de l'économie sociale et de l'entreprise sociale vient de se tenir à Prague, dans le cadre de la présidence tchèque de l'union Européenne.
Ci-joint un extrait du compte-rendu fait par Marcel Caballero, vice-président du CIRIEC (centre international de recherche et d'information sur l'économie publique, sociale et coopérative) " A défaut d’être la solution, l’économie sociale doit-elle et peut-elle contribuer à la résolution de la crise ? La réponse, c’est-à-dire le remède, dépend essentiellement du diagnostic. La crise économique est-elle la conséquence de la seule crise financière, qui aurait été, elle-même, engendrée par les subprimes américaines ? N’est-elle pas plutôt la conséquence logique, depuis longtemps annoncée par les adversaires du libéralisme, d’une économie sans morale et sans contrôle, sans autre logique que celle de la rentabilité financière, à court terme, quel qu’en soit le coût social et écologique ? Si oui, les subprimes n’auront été qu’un facteur d’accélération de la faillite d’un modèle économique devenu fou. Si cette hypothèse est la bonne, comme l’ont dit la plupart des intervenants de la conférence internationale, alors les solutions décidées par le G 20 et les plans nationaux de relance auront la même efficacité qu’ « une rustine pour sauver le Titanic ». L’erreur historique des gouvernants – dont la crise a révélé les limites du pouvoir réel – est de croire que l’injection massive de capitaux dans les banques, l’industrie automobile ou le bâtiment va permettre un retour à la situation
ante, alors que l’issue est à rechercher dans l’édification d’un modèle fondé sur l’économie des besoins et respectueuse des ressources de la planète."