Dans le Vanves Info de la rentrée, la tribune de l'opposition est titrée: "Vanves Solidaire". On y lit qu'une trentaine de familles ont bénéficié des services de l'épicerie sociale, installée à Issy-les-Moulineaux. Faut-il rappeler qu'il s'agit simplement de donner quelques vivres à des gens qui sont dans le plus grand dénuement ? On y lit aussi qu'une liaison permanente avec les personnes âgées et handicapées a été mise en place pendant l'été. Mais c'est une obligation faite aux communes dans le cadre du plan canicule. Il n'y a donc rien d'exemplaire en matière de solidarité dans ces deux actions.
Il se trouve que mes deux premiers rendez-vous de la rentrée montrent que la municipalité de Vanves conduit une politique qui va à l'encontre de la solidarité et qu'elle fait donc exactement l'inverse de ce qu'elle dit vouloir faire.
Deux familles, vanvéennes depuis de longues années, vivent dans des conditions totalement indignes. La première, avec un bébé de 8 mois, et la maman qui en attend un deuxième, occupe une studette de 14 m2...La seconde, avec 3 enfants dont l'aînée a 6 ans, loue un 2 pièces de 34 m2, insalubre. Les parents travaillent, sont français pour les premiers, avec des papiers en règle pour les seconds. Ils ont des revenus corrects. Que leur répond la mairie - le Maire, lui-même, qu'ils ont rencontré - : "Allez ailleurs ! Il n'y a pas de place pour vous à Vanves. C'est trop cher !"
Ces situations sont à plus d'un titre scanadaleuses. D'abord - et c'est l'essentiel - parce qu'elles mettent gravement en danger la situation des enfants en bas âge qui vivent dans ces conditions. Il y a "risques de maltraitance" du fait de conditions de logement indignes !
Ensuite, elles montrent qu'à Vanves, la politique du logement vise à écarter toutes celles et tous ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter des logements de prestige. Aucun logement social n'a été construit à Vanves depuis plusieurs années. Les programmes immobiliers proposés encouragent la spéculation immobilière. Un exemple récent avec le Clos Saint-Rémy, place de la République: "Grand choix de studios et 2 pièces pour profiter de la loi Scellier. Jusqu'à 75000 € de réduction d'impôts sur 9 ans".
Et à côté de cela, des familles s'entassent dans des logements exigüs et insalubres et le Maire leur dit: "Allez-vous en. Votre place n'est pas ici !".
Vanves, une ville solidaire, une ville pour tous ?