Notre société est de plus en plus complexe, et les évolutions sont de plus en plus rapides, chacun le sait. Chacun sait également que l’accès aux savoirs est une des clefs de la réussite dans la vie. Or, nous constatons aujourd’hui, que la transmission des connaissances est toujours, si ce n’est plus, inégalitaire. Ne parle t-on pas de ghetto français, de « descenseur social ». Les inégalités devant les apprentissages n’ont jamais été aussi élevées. Beaucoup d’enfants décrochent de la scolarité. Trop de jeunes sortent du système scolaire sans diplôme.
Ce qui est grave, c’est que les retards scolaires constatés en primaire s’accroissent avec le déroulement de la scolarité. L’écart relativement serré en cours préparatoire de 4 à 7 ans s’élargit en cours moyen 2ème année, c’est-à-dire en fin de primaire, de 12 à 24 ans. En l’absence de données sur les collèges, on peut supposer que le phénomène s’amplifie.
La responsabilité de cet échec n’incombe pas qu’à l’Education nationale. L’éducation, c’est là aussi un lieu commun, est le résultat de multiples facteurs et de nombreux acteurs, privés et institutionnels. Lutter efficacement contre l’échec scolaire suppose d’étudier l’ensemble de des causes et agir durablement sur chacune d’elles.
Les parents, d’abord, principaux acteurs de la transmission du savoir être. Pour beaucoup d’entre eux, soutenir scolairement leurs enfants n’est pas possible.
Lorsque je travaillais à la délégation interministérielle à la famille, j’ai été à l’origine, des REAAP, les réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents, dont l’objet est de faire du « soutien à la parentalité». Pourquoi ne pas avoir, dans chaque école, un espace où les parents pourraient se rencontrer et aider ceux dont les enfants éprouvent, dès le plus jeune âge, des difficultés à s’adapter à l’école ? Plus tôt l’aide être apportée plus efficace est-elle.
Des moyens certes existent, mais il est indispensable de les renforcer et de mieux les coordonner : Education nationale, PMI, travailleurs sociaux, associations…
Les difficultés ou l’échec scolaire peuvent naître de :
- situations sociales difficiles (chômage, précarité..)
- problèmes médicaux qu’il faut résoudre en faisant appel à un médecin ou à un psychologue.
- mauvaises conditions de logement : pas d’endroit pour faire ses devoirs, promiscuité nuisible à un bon équilibre…
Face à cela, l’Etat, les collectivités locales ont donc leur part de responsabilité et chacun peut et doit agir à son niveau cela relève de priorités politiques que l’on se donne. Quelques exemples :
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